Les 5 erreurs fréquentes de communication avec son cheval
communication-cheval

Vous aimez profondément votre cheval. Vous voulez bien faire. Vraiment.
Et pourtant, malgré toute votre bonne volonté, certaines erreurs de communication avec son cheval peuvent s’installer sans que l’on s’en rende compte.

Vous vous formez, vous lisez, vous essayez d’améliorer votre position, votre équilibre, votre précision dans les aides. Vous faites attention à votre matériel, à son alimentation, à son bien-être. Et malgré cela, des incompréhensions persistent.

Il arrive qu’il ne réponde pas comme vous l’espériez, que vous ayez l’impression qu’il résiste. Parfois, une tension subtile s’installe entre vous.

Lorsque j’ai appris à monter à cheval, dans le manège du coin, les chevaux et poneys n’étaient pas très énergiques. Ils avançaient lentement, sans rythme, presque résignés.

Pour qu’ils avancent, on nous répétait : “Mettez des jambes à chaque foulée.”

Alors nous mettions des jambes, encore et encore. Sans vraiment nous poser de questions. Avec le recul, je comprends aujourd’hui que nous portions littéralement le cheval. Il n’avait aucun moyen clair d’enlever cette pression de jambe. Elle était constante, continue, inévitable.

Et quand une pression ne peut pas être enlevée… elle ne motive plus, elle éteint.

À l’époque, je pensais que ces chevaux étaient simplement “mous”. Aujourd’hui, je sais que le problème ne venait pas d’eux. En effet, il venait de la communication.

Dans le monde équestre, on parle énormément de technique, d’équilibre, d’utilisation des aides. On apprend à placer ses jambes, à ajuster ses mains, à engager son bassin. Mais on parle beaucoup moins de ce que le cheval comprend réellement.

Un cheval ne résiste pas “contre” nous. Il répond à ce qu’il perçoit. Et parfois… ce qu’il perçoit n’est pas du tout ce que nous croyons envoyer.

Nos gestes parasites, notre énergie intérieure, notre timing, nos incohérences entre intention et action… tout cela influence directement la qualité de la communication cheval-cavalier.

Dans cet article, je vous partage 5 erreurs de communication que font (presque) tous les cavaliers. Des erreurs fréquentes, souvent invisibles… et que j’ai moi-même faites.

Parce que comprendre ces erreurs de communication avec son cheval, c’est déjà commencer à transformer la relation.

Erreur n°1 – Les gestes inconscients qui brouillent votre communication

Parmi les erreurs de communication avec le cheval les plus fréquentes, celle-ci est probablement la plus inconsciente… et pourtant l’une des plus impactantes.

Nous bougeons tout le temps : Un ajustement dans les rênes, le stick. Un déplacement subtil du poids dans la selle. La longe qui bouge. Le regard qui change de direction, le buste qui se redresse, l’équilibre qui se modifie.

 Pour nous : ce sont de simples micro-ajustements.
 Pour le cheval : ce sont des signaux.

Et c’est là que commence la confusion. Le cheval perçoit bien plus que nous ne l’imaginons. Si vous avez lu mon article sur le monde sensoriel du cheval : les 5 sens cheval, vous savez que le cheval est un expert de la lecture corporelle.

Sa vision panoramique, sa sensibilité aux mouvements, sa capacité à détecter les variations d’énergie sont extraordinairement fines. En tant qu’animal proie, il a évolué pour repérer le moindre changement dans son environnement.

Un déplacement de poids, une tension dans les épaules, un regard plus fixe, une respiration plus haute. Tout cela a du sens pour lui.

Or, dans la communication cheval-cavalier, une règle est essentielle :

1 code = 1 seule réponse.

Si la pression des deux jambes signifie “avance”, elle ne peut pas signifier autre chose.
Si lever légèrement la longe signifie “recule”, ce geste doit rester clair et unique.

Le problème, c’est que lorsque nous multiplions les gestes parasites, nous diluons nos codes.

Et le cheval ne sait plus distinguer :
“Est-ce qu’elle me demande quelque chose ? Ou est-ce qu’elle se réorganise simplement ?”

Ce que provoquent les gestes parasites chez le cheval

Ces erreurs de communication avec le cheval ne créent pas forcément un conflit immédiat. Elles installent quelque chose de plus subtil… et souvent plus profond.

On observe alors :

L’anticipation
Le cheval réagit avant même que la demande soit claire, parce qu’il essaie de deviner.

L’hypervigilance
Il reste constamment en alerte, à l’affût du moindre mouvement.

La désensibilisation
À force de signaux flous, il finit par ne plus répondre aux aides fines.

La perte de finesse
Vous devez demander plus fort pour obtenir moins.

Et souvent, le cavalier pense que le cheval devient “lourd” ou “peu réactif”… alors qu’en réalité, il a simplement appris que tous les mouvements du corps ne sont pas fiables.

Comment corriger cette erreur de communication ?

La solution ne consiste pas à devenir immobile comme une statue. Elle consiste à devenir lisible.

D’abord, instaurer une neutralité corporelle claire. Votre posture neutre doit être identifiable : énergie basse, regard vers le as, corps stable, épaules abaissées.

Ensuite, différencier clairement :
“Je me réorganise” de “Je te demande quelque chose.”

Lorsque vous vous réorganisez, faites-le dans une énergie éteinte, sans intention dirigée vers le cheval. Veillez à ce que vos gestes soient au plus proche de votre corps. Par exemple, si vous devez reprendre la cordelette de votre stick, levez votre stick le long de votre corps pour atteindre la cordelette.

Lorsque vous demandez, engagez votre intention, votre posture, votre regard, mettez de l’énergie dans votre corps. Que votre demande soit assumée, cohérente et identifiable.

Un exercice très puissant consiste à filmer vos séances.

Pas pour juger votre position. Mais pour observer vos micro-mouvements afin d’en prendre conscience.

Vous serez probablement surprise de constater combien votre corps parle… même quand vous pensez ne rien dire. Dans toute relation, la clarté est une forme de respect. Avec le cheval, elle est indispensable.

Erreur n°2 – Ne pas faire assez de pauses

Parmi les erreurs de communication avec le cheval que je rencontre le plus souvent, il y a celle-ci :
ne pas faire assez de pauses.

Elle part presque toujours d’une bonne intention.

Le cheval répond bien, on est content. On se dit que c’est le moment d’en profiter, alors on enchaîne. Un exercice, puis un autre, puis encore une répétition et allez “juste une dernière”.

Sans s’en rendre compte, on demande toujours plus, on enchaîne les exercices. On ne laisse pas le cheval assimiler. Et là, doucement, la qualité se dégrade.

Pourquoi les pauses sont essentielles dans la communication cheval-cavalier

Dans l’apprentissage du cheval, il y a une règle fondamentale :

La pression motive.
Le relâchement éduque.

Ce n’est pas la demande qui construit la réponse. C’est le moment où la pression disparaît. Quand le cheval trouve la bonne solution et que la pression s’arrête, son cerveau enregistre : “Ça, c’était la bonne réponse.”

Les pauses jouent un rôle clé dans ce mécanisme. Elles permettent au cheval de :

  • intégrer l’information,
  • faire redescendre la tension,
  • comprendre ce qui vient de se passer.

Si vous avez lu mon article sur le monde sensoriel du chevalle monde sensoriel du cheval, vous savez à quel point il est sensible aux variations d’énergie, de posture et de pression. Son système nerveux réagit en permanence à ce qu’il perçoit. Sans pause, son état d’alerte reste activé.

Ce qui se passe dans la tête du cheval quand on enchaîne

Lorsque nous ne faisons pas assez de pauses dans le travail, plusieurs choses peuvent apparaître.

Perte de motivation
Le cheval ne “gagne” jamais vraiment. Il n’y a pas de moment clair de réussite.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Cheval qui ne comprend pas ce que vous lui demandez

Confusion
Il ne sait plus quelle réponse est la bonne, puisque tout s’enchaîne sans distinction.

Anticipation
Il propose avant même que la demande soit claire, pour essayer d’aller plus vite vers la fin.

Stress croissant
Son niveau de tension augmente progressivement, parfois de manière presque imperceptible.

Et le plus délicat, c’est que cela arrive souvent quand tout allait bien au départ.

L’exemple que nous connaissons tous

Le cheval répond parfaitement. On obtient une belle transition. Un arrêt léger. Un déplacement fluide.

On se dit : “Super, on recommence.”

On redemande. Il est un peu moins précis, on insiste. Il se contracte, on ajoute de l’énergie.
La réponse se dégrade encore.

Et à la fin… on s’énerve.

Alors qu’au moment de la première belle réponse, tout était déjà là.

Ce n’était pas un manque de capacité. Une pause après la première réussite aurait permis au cheval de savoir que c’était ça qui était attendu de lui.

Comment corriger cette erreur de communication ?

La solution est simple. Mais elle demande de la discipline.

 Faire une pause dès qu’il y a amélioration.

Pas seulement quand c’est parfait. Dès que c’est mieux. Souvent des petites pauses de quelques secondes suffisent.

Une respiration.
Un relâchement complet.
Un corps qui s’apaise.

Ces petites pauses ont un effet énorme sur la qualité de l’apprentissage.

Et parfois, la décision la plus puissante est celle-ci :

 Arrêter la séance sur une réussite.

Même si vous aviez prévu autre chose, même si vous pensez qu’il “pourrait encore faire plus”.

Un cheval qui termine sur une réussite associe le travail à quelque chose de clair et de confortable. Et la séance suivante sera plus légère. Dans la communication cheval-cavalier, la progression ne vient pas de la quantité. Elle vient de la qualité… et des pauses.

Erreur n°3 – Incohérence entre intention et geste

Parmi les erreurs de communication avec le cheval les plus subtiles… celle-ci est probablement la plus puissante. Elle ne se voit pas toujours. Mais le cheval, lui, la ressent immédiatement.

C’est l’incohérence entre ce que nous voulons… et ce que nous envoyons réellement.

Vouloir avancer… en se retenant intérieurement.
Vouloir arrêter… tout en gardant de la tension dans les épaules.
Vouloir du calme… alors que notre cœur bat plus vite et que notre respiration est haute.

Extérieurement, nous faisons le bon geste. Mais, intérieurement, nous racontons une autre histoire. Et le cheval capte les deux.

Le cheval lit bien plus que nos aides

Dans la communication cheval-cavalier, on pense souvent que tout se joue dans les jambes et les mains.

Mais le cheval lit aussi notre énergie, notre respiration, notre posture et notre regard.

Dans mon article sur la communication, j’explique à quel point les chevaux communiquent entre eux par intention corporelle.

Un simple déplacement d’encolure peut suffire à faire bouger un congénère. Un changement d’énergie peut modifier toute la dynamique d’un groupe.

Les chevaux sont extrêmement sensibles à l’espace personnel, la direction du regard, la hauteur du corps, la qualité de l’énergie.

Or, dans notre travail avec eux, nous oublions souvent que notre intention précède notre geste. Si votre intention n’est pas claire… votre geste ne le sera pas non plus.

Ce que provoque l’incohérence chez le cheval

Lorsque l’intention et le geste ne sont pas alignés, plusieurs réactions peuvent apparaître.

Un cheval hésitant
Il avance… puis ralentit. Il démarre… puis doute.

Un cheval lourd
Il semble “ne pas répondre”, alors qu’en réalité il reçoit des messages contradictoires.

Un cheval qui teste
Il explore différentes options, car aucune direction claire ne s’impose.

Un cheval qui s’éteint
Face à trop d’incohérences, certains chevaux se figent, deviennent passifs, presque absents.

Et là encore, le cavalier peut croire que le problème vient du cheval. Alors qu’en réalité, il y a simplement un manque d’alignement.

Comment corriger cette erreur de communication ?

Tout commence avant même de demander quoi que ce soit.

 Clarifier son intention AVANT d’agir.

Avant de demander un départ au trot, posez-vous une question simple : “Suis-je vraiment prête à avancer ?”

Avant de demander l’arrêt : “Suis-je moi-même arrêtée intérieurement ?”

Votre corps ne peut pas mentir au cheval.

Ensuite, recherchez la cohérence dans votre corps, votre énergie et vos gestes

Lorsque vous demandez d’avancer, grandissez-vous. Lorsque vous demandez le calme, baissez votre énergie. Lorsque vous demandez l’arrêt, immobilisez réellement votre posture.

Et surtout…

 Respirez avant de demander.

Une respiration lente et profonde régule votre propre système nerveux. Et le cheval le perçoit immédiatement.

Dans la communication cheval-cavalier, la cohérence crée la confiance. Plus vous êtes alignée, plus votre cheval devient clair, léger et disponible.

Erreur n°4 – Mal gérer le timing de la pression

S’il y a une erreur de communication avec le cheval qui change absolument tout… c’est celle-ci.

Le timing de la pression.

C’est un détail en apparence. Mais c’est lui qui détermine ce que le cheval apprend.

Dans l’apprentissage du cheval, il existe deux manières d’éteindre une réponse :

  • Ne pas enlever la pression quand le cheval donne la bonne réponse.
  • Enlever la pression quand il donne la mauvaise.

Et malheureusement… ces deux erreurs arrivent très souvent.

Le cheval apprend lors de l’enlèvement de la pression

Dans mon article sur la compréhension du cheval, j’explique que le cheval apprend par association. Il ne réfléchit pas en termes de “bien” ou de “mal”. Il associe simplement : “Qu’est-ce qui fait disparaître la pression ?”

Ce n’est pas la pression qui enseigne. C’est le moment où elle disparaît.

Si la pression disparaît au bon moment, le cheval apprend la bonne réponse. Si elle disparaît au mauvais moment, il apprend autre chose.

Et souvent, sans que nous en ayons conscience.

L’exemple que nous avons presque tous vécu

Au sol, vous demandez d’avancer. Votre cheval se fige ou recule légèrement. Surpris.e, vous relâchez la pression pour le rassurer.

Dans la tête du cheval, l’équation est simple : “Je me fige ou je recule → la pression disparaît.”

Vous venez, sans le vouloir, de renforcer cela.

La prochaine fois que vous demanderez d’avancer, il pourra résister ou reculer encore plus vite. Non pas pour vous contrarier. Mais parce que cela a fonctionné.

C’est ce qu’on appelle un apprentissage involontaire.

Et c’est une des erreurs de communication avec le cheval les plus fréquentes.

Les conséquences d’un mauvais timing

Un mauvais timing dans la gestion de la pression peut entraîner :

Un cheval confus
Il ne sait plus quelle réponse amène le confort.

Un cheval qui propose des réponses inadaptées
Il teste ce qui, dans le passé, a fait disparaître la pression.

Une perte de légèreté
Il devient moins précis, moins rapide, moins motivé à répondre.

Et parfois, le cavalier pense que le cheval “se dégrade” ou “résiste”.
Alors qu’il applique simplement ce qu’on lui a appris.

Comment améliorer son timing ?

La clé, c’est l’observation.

 Observer le micro-mouvement.

Le cheval ne passe pas d’une mauvaise réponse à une réponse parfaite en une seconde.
Il y a toujours une intention, un début de mouvement.

Un transfert de poids, une oreille qui s’oriente, un muscle qui s’engage.

C’est ce moment-là qu’il faut apprendre à voir.

Ensuite :

 Récompenser l’intention, pas la perfection.

Si vous attendez que tout soit parfait pour relâcher, vous risquez de rater le moment où le cheval cherchait la bonne réponse. Au début il est important de récompenser chaque effort, même minimes.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Cheval autoporteur : comment amener son cheval à maintenir son allure seul

Enfin :

Ralentir le rythme de travail.

Plus vous allez vite, plus votre timing devient approximatif. Plus vous ralentissez, plus vous devenez précise. Dans la communication cheval-cavalier, la finesse ne vient pas de la force.
Elle vient du timing.

Et lorsque le cheval comprend exactement ce qui enlève la pression, la légèreté apparaît presque naturellement.

Erreur n°5 – Interpréter au lieu d’observer

C’est peut-être l’erreur de communication avec le cheval la plus humaine… et la plus dangereuse pour la relation.

Parce qu’elle ne concerne pas un geste. Elle ne concerne pas une technique. Elle concerne notre manière de penser.

“Il est têtu.”
“Il teste.”
“Il fait exprès.”
“Il sait très bien ce que je veux.”

Ces phrases, nous les avons presque tous prononcées un jour.

Et pourtant…

Le cheval n’a pas d’intention morale

Dans mon article sur les capacités cognitives du cheval, j’explique un point fondamental :

Le cheval ne possède pas la capacité morale ou intentionnelle que nous avons.

Il ne “fait pas exprès”, il ne “teste” pas pour nous défier. Il ne “se venge” pas.

Son fonctionnement est beaucoup plus simple et beaucoup plus honnête.

Il fonctionne par association, il cherche du confort. En effet, il cherche uniquement à comprendre comment gérer les pressions de son environnement.

Si une réponse a fonctionné dans le passé, il la reproduit. Lorsqu’une situation est confuse, il hésite. Si une pression est incompréhensible, il se défend ou se protège.

Rien de personnel, rien de stratégique. Juste un animal qui essaie de faire au mieux avec ce qu’il a compris.

Ce que provoque l’interprétation chez l’humain

Lorsque nous interprétons au lieu d’observer, quelque chose change en nous. La frustration monte, la tension émotionnelle s’installe. Le ton de la voix change. Notre corps se durcit.

Et souvent, cela conduit à une punition inutile, une pression excessive ou une perte de patience. Le cheval ressent immédiatement cette tension. Et là, la communication cheval-cavalier se dégrade. Non pas parce que le cheval a décidé de mal faire. Mais parce que la relation devient émotionnellement chargée.

Peu à peu, la confiance s’effrite.

Un cheval qui se sent jugé ou incompris peut devenir plus inquiet, plus défensif ou au contraire, se refermer complètement.

Changer la question change tout

Il y a une phrase que je vous invite à garder en tête. Au lieu de vous demander :

 “Pourquoi il fait ça ?”

Demandez-vous :

 “Qu’est-ce qu’il a compris ?”

Cette simple modification change tout. Elle vous ramène dans l’observation, elle vous remet dans la recherche de solutions. Et ainsi elle vous sort de l’émotion pour revenir dans la compréhension.

Observer, c’est regarder les faits.

  • Que s’est-il passé juste avant ?
  • Quand ai-je enlevé la pression ?
  • Quel comportement ai-je peut-être renforcé sans m’en rendre compte ?

Dans toute relation, la confiance naît de la compréhension.

Et dans la relation avec le cheval, comprendre son fonctionnement est la clé pour éviter les plus grandes erreurs de communication. Parce qu’un cheval ne vous combat pas. Il vous reflète ce qu’il a appris.

Le vrai problème n’est pas le cheval

Si vous deviez ne retenir qu’une chose de cet article sur les erreurs de communication avec le cheval, ce serait celle-ci :

Le vrai problème n’est presque jamais le cheval.

C’est une phrase forte, mais elle n’est pas accusatrice. Elle est libératrice.

Le cheval cherche simplement à gérer son environnement

Un cheval n’a qu’un objectif fondamental : se sentir en sécurité et confortable.

Pour cela, il doit pouvoir gérer son environnement.

Dans la nature, il gère les distances, les déplacements, les pressions sociales et les signaux des autres chevaux.

À nos côtés, son environnement, c’est nous, nos gestes, notre énergie, nos demandes et nos incohérences.

S’il comprend comment enlever chaque pression, il se détend.
S’il sait quoi faire pour retrouver du confort, il devient disponible.

Mais s’il ne peut pas nous “gérer”, s’il ne comprend pas comment faire disparaître la pression, il entre en stress. Et ce stress peut prendre différentes formes comme la fuite, les défenses, l’agitation, la lenteur, la fermeture.

L’incompréhension est l’une des principales sources de tension chez le cheval. Un cheval confus n’est pas un cheval têtu. C’est un cheval inquiet.

Communication = responsabilité humaine

Dans la relation avec le cheval, la communication est notre responsabilité. Non pas parce que nous sommes fautifs, mais parce que nous avons la capacité de comprendre son fonctionnement.

Le cheval ne peut pas adapter son cerveau au nôtre ; en revanche, nous pouvons ajuster notre manière de communiquer au sien. Ce n’est pas culpabilisant, c’est puissant. Car si les erreurs de communication viennent de nous, alors nous pouvons les corriger, devenir plus lisibles, plus cohérents, plus précis.

Et lorsque cela change chez nous, tout change chez lui : la relation s’apaise, la légèreté revient, la confiance se renforce. Le cheval ne demande pas la perfection, il demande de la clarté et cette clarté, nous pouvons la construire.

Conclusion – La communication change tout

Si vous vous êtes reconnue dans certaines de ces erreurs de communication avec votre cheval… rassurez-vous. Nous les faisons tous, moi la première.

Ces erreurs ne viennent pas d’un manque d’amour. Elles ne viennent pas d’une mauvaise intention.
Elles viennent simplement d’un manque d’informations.

On nous apprend à monter, on nous apprend à utiliser nos aides. On nous apprend la technique. Mais on nous apprend rarement comment le cheval comprend réellement.

Et pourtant, toute la qualité de la relation cheval-humain repose sur cette compréhension.

Plus nous devenons lisibles, plus le cheval devient léger. Plus nous sommes cohérentes dans notre intention, notre énergie et notre timing, plus la relation s’apaise.

Plus nous observons au lieu d’interpréter, plus la confiance se renforce.

La communication cheval-cavalier n’est pas une question de domination. Ce n’est pas une question d’obéissance. C’est une question de clarté. Et la clarté est un apprentissage.

J’aime profondément cette phrase, parce qu’elle résume tout :

Un cheval ne résiste pas à son humain, il résiste à ce qu’il ne comprend pas.

Et lorsque la compréhension s’installe, la résistance disparaît presque naturellement.

Et maintenant ?

ma formation offerte sur la confiance cheval-cavalier.Si cet article vous a parlé, je vous invite à aller un pas plus loin. La lisibilité, la cohérence et le bon timing ne s’improvisent pas. Ils s’apprennent.

 Si vous voulez apprendre à devenir vraiment lisible pour votre cheval et construire une relation basée sur la confiance et la compréhension, découvrez ma formation offerte sur la confiance cheval-cavalier.

Vous y trouverez les bases essentielles pour :

  • mieux comprendre votre cheval,
  • clarifier vos demandes,
  • réduire les tensions dans vos séances,
  • et construire une relation plus sereine.

BONUS – Mini check-list avant votre prochaine séance

Avant de commencer à travailler avec votre cheval, posez-vous ces 5 questions simples :

  • Suis-je claire dans ce que je veux obtenir ?
  • Mon intention est-elle alignée avec mon geste ?
  • Est-ce que je récompense dès l’amélioration ?
  • Est-ce que je fais suffisamment de pauses ?
  • Est-ce que j’observe ou est-ce que j’interprète ?

Parfois, quelques secondes de conscience changent toute une séance.

Et parfois… toute une relation.

N'hésitez pas à partager si vous avez aimé l'article !

Laisser un commentaire